EN 44
Après le grand traumatisme de la 2nd guerre mondiale, et grâce au rôle des organisations de gauche dans la Libération, la France s'est reconstruite sur de nouvelles bases.
Écrit dans la clandestinité par les groupes résistants à l'occupation nazie, le Programme du CONSEIL NATIONAL de la RÉSISTANCE a servi de base pour ce nouveau modèle. Il préparait l'institution à une véritable DÉMOCRATIE POLITIQUE, ÉCONOMIQUE et SOCIALE. il s'intitulait 'Les Jours Heureux".
Ses principes étaient :
- La nationalisation des principaux moyens de production,
- La planification économique,
- La création d'un système de retraite et de sécurité sociale,
- La garantie pour tous d'un accès à la culture et à l'éducation,
- La création des services publics de qualité
- L'inviolabilité du domicile et le secret de la correspondance ;
- Le respect de la personne humaine ;
- L'égalité absolue de tous les citoyens devant la loi ;
- La pleine liberté de pensée, de conscience et d'expression ;
- La liberté d'association, de réunion et de manifestation ;
- La liberté de la presse, son honneur et son indépendance à l'égard de l'État, des puissances d'argent et des influences étrangères
- Les services publics avaient essentiellement comme mission de répondre à des besoins essentielles (l'électricité et le gaz faisant partie de ces besoins essentiels)
La sécurité sociale est née de cette solidarité, de ce principe de se serrer les coudes, car tous les français étaient égaux dans les soins, dans la douleur, dans la souffrance. Il y avait une morale économique qui montrait que les patrons n'avaient pas à ne faire que des profits mais devaient aussi participer à l’effort de la sécurité sociale.
MAIS AUJOURD'HUI, OU EN SOMMES-NOUS ?
Aujourd'hui nous perdons petit à petit tout nos droits et avantages gagnés et apportés par ce programme depuis la Libération. Les idéaux de l'après guerre semblent bien être derrière nous.
Nous assistons de + en + à un démantèlement systématique de toutes les avancées sociales,
- Abaissement des services publics,
- Diminution des nombres de fonctionnaires,
- Baisse de la qualité des soins,
- Baisse de la qualité de l'éducation,
- Augmentation du temps de travail ...
- Une classe moyenne qui glisse vers le bas,
- Des riches de + en + riches,
- Des pauvres de + en + nombreux,
- Des services publics en voie de démantèlement
- Les valeurs de l'école publique ont été entaché et leur principes enfreint (transformées en lieu de contrôle sociale généralisé, et de fichage dès la maternelle).
- En hiver en France, on coupe l’électricité aux plus démunis pour faire des bénéfices.
- Le système social français est reconnu comme l'un des + justes et solidaires au monde grâce à la sécurité sociale. L'objectif du système de santé qui était d'assurer à tous des soins gratuits de qualité, se dirige de + en + vers un système privatisé avec les compagnies d’assurance privées.
- Des grandes entreprises ferment, laissant des milliers de travailleurs sans emplois, des milliers d'école primaire ferment, 50 hôpitaux publiques sont menacés, suppression de maternités augmentant la mortalité infantile, taxes sur les retraites .
- Le partage de la richesse s'est brutalement déséquilibré du coté du capital et au détriment du travail. On peut retrouver aujourd’hui des travailleurs pauvres qui ont un emploi, un salaire mais qui n'ont pas forcément un toit pour dormir ou vivant simplement dans la précarité. 80 % des embauches sont des CDD. Pour la 1ere fois en 50 ans, avec la généralisation de l'emploi précaire, travailler ne garantit plus un niveau de vie minimum. + de 2 millions de travailleurs vivent sous le seuil de pauvreté.
Prenant prétexte de la crise mondiale, le gouvernement incite la population à sacrifier ses acquis sociaux pour participer à l'effort commun. Mais jusqu'où cet effort est-il commun ?
Nous ne pouvons plus manifester sans avoir au préalable demandé une autorisation à l'état.
Cette république est devenue très riche et se fiche de la situation des pauvres, elle se veut de + en + privatisée, ne protège plus les services publics.
Il y a une dégradation manifeste et volontaire du système préparant l'installation d'une misère sociale.
Pourtant l'argent est là. Le problème vient des choix politiques qui ne sont pas fait correctement. Hors le gouvernement préfèrent parler de DÉFICIT chronique pour diminuer ses dépenses publiques. Version que les médias reprennent en chœurs.
Comme le dit Jean Luc MELENCHON ''Lorsqu'il y a un déficit, il y a 2 manières de le régler : comprimer les dépenses ou augmenter les recettes. Vous travailleurs, ce n'est pas vous qui décider de votre salaire, mais un état, il décide de ses revenus par l'impôt. Les entreprises n'ont jamais été aussi riche de leur histoire. Là, aujourd'hui, les 40 premiers entreprises françaises ont une réserve de 180 milliards d'euros dont ils ne savent pas quoi en faire !"
Un rapport de la Cour des Comptes estime que + de 172 milliards d'euros échappent aux caisses de l'état, au titre des déductions fiscales offertes, aux grandes entreprises et aux + riches par le gouvernement de Nicolas Sarkozy. En comparaison, le déficit de la sécurité sociale était de 29 milliards d'euros en 2010.
L'instrument qui va permettre au capitalisme de se développer, même s'il aliène une grande partie de la société est que cette aliénation va être redoublée par une autre aliénation qui est l'aliénation "des médias de masses" qui vont persuader les aliénés qu'ils sont heureux.
Les lois concernant les libertés de pensée, d'expression, ...de la presse face à son indépendance à l'égard de l'État et des puissances d'argent sont très discutés t remises en question depuis pas mal d'années déjà. La presse d'information française comptait 179 journaux en 1945 contre 65 en 2005. Elle se concentre sur 9 groupes principalement aux mains de banquiers et d'industriels, dont 2 fabricants d'armes.
Il y a un gros problème de désinformation, d'informations arrangés et de sujets orientées installées par la classe dominante. Les journalistes dans la grande presses actuellement, font majoritairement partie de la classe dominante défendant les intéressés de sa classe par son activité professionnelle.
Les conditions de base du capitalisme c'est d'éparpiller la population, de la dresser les uns contre les autres pour que la concurrence libre et non faussée qui règne dans le domaine de la circulation des marchandises règnent aussi parmi la population, qu'elle ne s'unifie pas. Avoir le support des racistes pour eux, c'est tout bénéf !
Malheureusement, comme à d'autres moments sombres de l'histoire française, l'étranger et même ses enfants nés en France, servent de boucs émissaires. Oubliant que sans eux, la france n'aurait ni autoroute, ni immeuble ni services de nettoyage ni pratiquement personnes dans les usines. De la même façon ressurgissent des discours au racisme des + violents.
Pour ce qui est des résistants actuels, ils sont victimes de pressions, de licenciements abusifs, ce régime est devenu répressif.
Le citoyen est réduit à une obéissance aveugle sous peine d'être révoqué.
Le capitalisme préfèrera sacrifer la démocratie que se sacrifier lui même.
Cela ne vous fait pas réfléchir un peu ?