Midnight Chelsea
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3. Réflexions

la beauté dans la laideur - Etre capable d'entrevoir les belles choses d'un autre oeil

part 1

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3. Réflexions

  réflexion, pensée du soir
la beauté dans la laideur - Etre capable d'entrevoir les belles choses d'un autre

                                                                     oeil

 

"La différence est toujours synonyme d'incompréhension
Mais si on y serait tous moins indifférent, nous comprendrions nous davantage ?
Pour ma part, la différence est un cadeau, un art que l'on doit vendre à ceux qui veulent bien l'acheter
Elle n'est que peu comprise, peu acceptée,
Elle n'est ni reprise ni échangée
La différence est un métal précieux et rare tout comme l'est l'or pour notre civilisation
devant allier force et courage ; comme une puissance idyllique vénérée à l'unanimité
***,

tél un héro mythologique

La différence est comparable à la laideur et peut être assimilée à,

si ce n'est être considérée comme semblable

Ce réflexe que l'on a tous devant cette dernière, cette "pulsion" ou plus exactement cette "répulsion",

que l'on a face à cette vision, nous amène finalement à la même destination,

Au même hangar des âmes perdues - entrepôts des âmes déchues

A cette déchetterie des considérations où l'on juge la valeur d'une vie ou d'une personne,

de la même manière que l'on évalue un paquet de cigarette, un gadget technologique

à la mode ou un produit électro-ménager dernier cri - sanctuaire de martyrs insoumis

Cimetière de pièces détachées ... détaché de tous

Ce refus d'acceptation crée ce rejet ! Cette facilité à se confondre dans les formalités,

cette aisance à être influencé par la masse, les médias ou par une autorité

ayant quelconque pouvoir aident aussi en cela. Il y a également la peur d'être rejeté,

d'être soi même mis de côté, hors d'un clan, la peur de la solitude... La masse capitule par faiblesse et

déverse leur frustration envers ceux qui vivent sans privatisation. Ils s'enivrent de vanité et

de haine et envoient aux autres ce qu'ils ont peur de recevoir.

Ils sont finalement victimes d'eux même.

Je trouve ça lâche, il n'y a pas de fatalité

 

Je disais donc que ce refus d'acceptation crée ce rejet, 

et par extrapolation,et de façon normalisé, un rejet de l'usagé, de l'usé, du démodé, de l'invendable,

de l'invendu, Et l'on en vient à marcher, boulet au pied tél des esclaves maltraités

au larmes meurtries. Allant vers la potence du jugement, devant l'oeil fasciné, venimeux, sadique et

malveillant des passants, admirant ce spectacle d'un air exalté, excité, railleur, festif et jovial

comme si l'on revenait d'un autre temps. Et l'on avance malgré tout fièrement,

devant les lynchages / calomnies de ces inconnus qui agissent comme s'ils étaient vos parents

comme s'ils étaient mieux que nous, finalement ...

Traités et rejetés tel des gorgones vivant à la lisière du royaume des morts.

La différence est comme la laideur de Socrate, comparée à la figure du silène

dont l'apparence difforme dissimulait la beauté d'un Dieu.

Pour la petite histoire, il faut savoir qu'à l'antiquité, les silènes contenaient des

représentations précieuses des dieux olympiens, comme des figurines d'Apollon en argent ou en or.

Ce subtil éloge fait par Alcibiade disait tout simplement que si son aspect extérieur était laid

et repoussant, à l'intérieur, Socrate était « pareil à un dieu ».

L'apparence ou la 1ère impression ne fait donc pas tout

Nous sommes une espèce en voix d'extinction, une espèce rare,

On ne peut donc n'être adulé et reconnu que par un oeil connaisseur, un oeil de chercheur ou d'orfèvre


On a tous crée des subterfuges comportementaux ou artifices d'idées

dans notre quotidien, par habitude ou par faiblesse ; que l'on crée où que l'on soigne

Pour accéder enfin à cette accalmie qu'est cette équilibre que l'on appelle "sagesse"

Nous avons tous des pièces manquantes ou interchangeables

mais on se change pas le support, la base

Et ceux qui veulent changer la vôtre, qui vous dénigre ou vous rabaisse...

... manquent de discernement, de compréhension et d'ouverture d'esprit

Si ces personnes ignares de leur propre raison vienne revisiter et juger votre vison de voir les choses,

votre façon d'être; de pensées et d'agir ...

Dites à ses esprits condamnés et enfermés que la richesse

est dans la liberté de l'Etre, la liberté d'exister

Chacun a sa liberté d'action , sa vision de la beauté et son équilibre vital
 

Personne n'a le droit de piétiner le territoire de l'être qui est propre à chacun,

personne n'a le droit d'empiéter sur le périmètre de l'âme

Ne jamais dénigrer ce (ceux) qui nous rend(ent) unique

Ne jamais laisser les autres vous en faire douter ou vous le reprocher

Personne n'a le droit de vous faire payer le prix d'être vous même

Les écouter amènerait à renier ce que l'on a forgé, à renier notre propre histoire et personnalité

Ils nous amènerait à reculer alors que le principe de la vie, est d'évoluer

Sous prétexte, qu'ils ne se sont pas trouvé, se vengent et essaient de nous sous-évaluer

L'être humain peut être d'une ignominie et d'une irréflexion inconsolables

Mais ces nuisances existent en grands nombres malheureusement

Ils ne sont qu'embûches, leurre, amertume et rancoeur

Je trouve cela à la fois triste et inacceptable

Et à ceux-là/cela, vous pouvez leur crier avec fierté

"je suis ce que je suis et je me fiche de ce que vous pensez"
 


*** : argent

Pia Zadora "I am what I am"

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I AM WHAT I AM

I am what I am
I am my own special creation
So come take a look
Give me the hook or the ovation

It's my world that I want to have a little pride in
My world, and it's not a place I have to hide in

Life's not worth a damn 'til you can say
"Hey world, I am what I am!"

I am what I am
I don't want praise
And I don't want pity
I bang my own drum Some think it's noise I think it's pretty

it's my song
and if you don't like the style I'm bringin
my song
so at least respect my right to sing it

Your life is a sham 'til you can shout out loud: that "I am what I am!"

I am what I am
And what I am needs no excuses
I deal my own deck
Sometimes the ace, sometimes the deuces
There's one life and it's no return and no deposit
One life, so it's time to open up your closet!
Life's not worth a damn 'til you can shout hey world "I AM WHAT I AM !"

... Et je me sens comme un freak bohème nageant dans ses rêves ...
Ou comme Ce personnage de David Bowie : Lady stardust

Lady Stardust de David Bowie

Cette chanson est la sixième d'un des albums les plus connus, et sûrement l'un des plus appréciés de David Bowie, The Rise and Fall of Ziggy Stardust and the Spiders from Mars. Un titre qui résume à lui seul l'histoire que raconte cette album : La grandeur et la déchéance de Ziggy Stardust et les 'Spiders from Mars' (ses musiciens). Le Ziggy Stardust incarné par Bowie, un extra-terrestre androgyne habillé de paillettes et maquillé à outrances, est à lui seul le symbole de années 'glam' du chanteur, qui dureront de 1970 à 1973. Mais si ce style est quasiment éradiqué du mouvement musical actuel, les chansons, elles restent intemporelles. Bowie dira lui-même, en parlant de 'Lady Stardust', "C'est, je pense, une très jolie chanson. Elle sonne toujours très bien, même de nos jours"
Cette Lady Stardust, dont nos parle Bowie, peut évidemment se rapprocher de Iggy Pop (Iggy et Ziggy sont deux noms très proches), mais ce personnage semble aussi être un hommage à Marc Bolan, le leader des 'T-Rex', également icône glam, son portrait ayant été souvent projeté lorsque Bowie chantait cette chanson en concert.

'Lady Stardust' raconte donc le succès de Ziggy sur scène et joue volontiers sur les ambiguités, car si son nom est précédé de 'Lady' (qu'on pourrait traduire par dame, ou mademoiselle), Ziggy Stardust semble être en réalité un homme, Bowie utilisant le pronom 'He' (il) tout au long de la chanson.
Ziggy est donc cette star androgyne, qui, comme nous le raconte cette chanson, fascine autant qu'elle conquit son public

3. Réflexions

Qui est Marc Bolan ?
Marc Bolan a été un chanteur, guitariste, parolier et compositeur britannique, connu pour avoir été le leader du groupe T. Rex. Au début des années 1970, il a été l'un des principaux représentants du glam rock, à l'instar de David Bowie et Bryan Ferry de Roxy Music. Il meurt d'un accident de voiture à 29 ans.

Destin troublant :
De son vivant, Marc Bolan n'avait jamais voulu apprendre à conduire, craignant lui-même une mort prématurée. Malgré cette peur, les voitures ou les composants automobiles sont souvent mentionnés dans ses textes, faisant parfois même l'objet de beaucoup de ses chansons. Le site de l'accident, dans la route Queen's Ride est devenu depuis un lieu de "pèlerinage" pour les fans de Marc Bolan

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3. Réflexions

Si depuis son décès, Marc Bolan a été encensé par une multitude d'artistes dont Morrissey, Bono de U2, ou encore Siouxsie and the Banshees, il n'en a pas toujours été de même de son vivant. Salué par certains critiques, Bolan a aussi été quelque temps mal considéré par une partie de la presse musicale. Cependant, son fan club très actif a permis de redresser cette image pour qu'il soit définitivement consacré comme l'un des rockers « glam » les plus originaux de la scène britannique des années 1970. Avec sa voix chevrotante et son jeu de guitare simple et efficace, Bolan a créé un style « Space Boogie » empreint d'une poésie étrange et originale.

Marc Bolan restera un des inventeurs du glam rock, tout comme un autre artiste androgyne de cette époque, David Bowie, auteur de l'album Ziggy Stardust.

David Bowie "Lady Stardust"

People stared at the makeup on his face
Les gens ont scruté son visage recouvert de maquillage
Laughed at his long black hair, his animal grace
Et ont ri à la vue de ses longs cheveux noirs, de sa grâce animale

The boy in the bright blue jeans
Le garçon qui portait un jean brillant
Jumped up on the stage
A sauté sur la scène
And lady stardust sang his songs
Et Lady Stardust s'est mis à chanter ses chansons
Of darkness and disgrace
Sur les ténèbres et le déshonneur

And he was alright, the band was altogether
Et il était à l'aise, la bande était au complet
Yes he was alright, the song went on forever
Oui, il était à l'aise, sa chanson tournait à l'infini
And he was awful nice
Et il était incroyablement bon
Really quite out of sight
Il était totalement hors de vue
And he sang all night long
Et il a chanté toute la nuit durant

Femme fatales emerged from shadows
Des femmes fatales sont sorties de l'ombre
To watch this creature fair
Pour regarder cette bête de foire
Boys stood upon their chairs
Des garçons ont grimpé sur des chaises
To make their point of view
Pour pouvoir profiter du spectacle
I smiled sadly for a love I could not obey
Et j'ai souri tristement en souvenir d'un amour que je ne pouvais plus vivre

Lady Stardust sang his songs
Lady Stardust chantait ses chansons
Of darkness and dismay
Sur les ténèbres et le désarroi

And he was alright, the band was altogether
Et il était à l'aise, la bande était au complet
Yes he was alright, the song went on forever
Oui, il était à l'aise, sa chanson tournait à l'infini
And he was awful nice
Et il était incroyablement bon
Really quite paradise
Un vrai paradis
And he sang all night long
Et il a chanté toute la nuit durant

Oh how I sighed
Oh, comme j'ai pu soupirer
When they asked if I knew his name
Quand ils m'ont demandé si je connaissais son nom

And he was alright, the band was altogether
Et il était à l'aise, la bande était au complet
Yes he was alright, the song went on forever
Oui, il était à l'aise, sa chanson tournait à l'infini
And he was awful nice
Et il était incroyablement bon
Really quite paradise
Un vrai paradis
And he sang all night long
Et il a chanté toute la nuit durant

PS : Il est important de rappeler que 'The Rise and Fall of Ziggy Stardust and the Spiders from Mars' est un petit bijou à écouter en entier, et que, si chacune de ses chansons se valent et sont des chefs d'oeuvre en soi, elles sont toutes les onze liées entre elles, racontant chacune une étape de la vie de Ziggy, et ne peuvent ainsi pas vivre les unes sans les autres.
 

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Suis je seule à penser ainsi ? Suis je seule à me sentir hors du temps, dans une ère

indéfinie

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Mal du siècle quand tu nous tiens...

D'ailleurs, en utilisant ce terme, cela me rappelle le mouvent romantique et au mal du siècle, sujet dont je m'étais éprise un temps sans spécial approfondissement...
Je me mets alors à y rejeter un coup d'oeil par curiosité et je me rend compte avec stupeur que mes pensées et mes valeurs correspondent beaucoup au courant romantique : L'exaltation du moi, la liberté, la mélancolie, le moi en souffrance (expression des sentiments personnels → lyrisme, élégie), la nostalgie, l'iimaginaire et le rêve, les passions, la nature, les ruines, la spiritualité, le désir de fuite, le mal du siècle.
Voir lien : http://www.assistancescolaire.com/eleve/2nde/francais/reviser-le-cours/les-grands-traits-du-romantisme-2_f101

 

Je trouve le courant intéressant. Laissez moi vous faire partager un petit cours sur le sujet. .
Voici un petit résumé du mouvement :

3. Réflexions
3. Réflexions

La culture de l'art. Toutes ces réflexions m'amènent à la philosophie.

Je ne vais pas m'attarder à parler du cynisme qui était une doctrine qui consistait à rejeter les conventions sociales, les principes moraux et à vivre selon les préceptes de la nature.
Je vais juste m'attarder un instant sur un personnage intéressant : Diogène de Synope.

3. Réflexions

Introduction :
Diogène avait l'art des bons mots et accumulé le plus d'anecdotes
Les portraits de Diogène qui nous ont été transmis divergent parfois, le présentant tantôt comme un philosophe, débauché, hédoniste et irréligieux, tantôt comme un ascète sévère, volontaire, voire héroïque.
La masse d'anecdotes légendaires sur Diogène de Sinope montre en tout cas que le personnage a profondément marqué les Athéniens. Il vivait dehors, dans le dénuement, vêtu d'un simple manteau, muni d'un bâton, d'une besace et d'une écuelle. Dénonçant l'artifice des conventions sociales, il préconisait en effet une vie simple, plus proche de la nature, et se contentait d'une jarre – en grec pithos – pour dormir.

Diogène avait l'art de l'invective et de la parole mordante. Il semble qu'il ne se privait pas de critiquer ouvertement les grands hommes et les autres philosophes de son temps (parmi lesquels Platon).Plusieurs anecdotes témoignent de son mépris des richesses et des conventions sociales.
L'apostrophe la plus connue qui lui est attribuée est " « Ôte-toi de mon Soleil » (en réponse au roi de Macédoine Alexandre, qui était venu lui demander s'il avait besoin de quoi que ce soit).

3. Réflexions

Son extravagance :
Selon Diogène Laërce, il n'hésitait pas à mendier auprès des statues afin de « s'habituer au refus ». Il abandonna son écuelle après avoir vu un enfant buvant à la fontaine dans ses mains. On l'aurait également vu parcourir les rues d'Athènes en plein jour, une lanterne à la main, déclarant à ceux qui lui demandaient ce qu'il faisait : « Je cherche un homme. »6 (parfois traduit « Je cherche l'homme » ou « Je cherche un vrai homme »). Cet « homme » désignerait celui théorisé par Platon, l'idéal de l'humain, et Diogène aurait voulu par là réfuter son existence, ne voyant exister que des hommes concrets. Une autre anecdote rapporte que, Platon ayant défini l'homme comme un « bipède sans cornes et sans plumes », le jour suivant, Diogène se promena dans la ville en tenant à la main un coq déplumé aux ergots coupés, et déclarant : « Voici l'homme de Platon ! ».

3. Réflexions

Un personnage libre :

Diogène a d'abord vécu en homme libre, mais il se dirigeait vers Égine en bateau, quand ce dernier fut pris par des pirates. Mis en vente comme esclave à Corinthe, il déclare au marchand qui lui demande ce qu'il sait faire qu'il sait « gouverner les hommes », et qu'il faut donc le vendre à quelqu'un qui cherche un maître. Il est acheté par un riche Corinthien qui admire son indépendance d'esprit, et lui rend la liberté.

C'est à Corinthe qu'est située la fameuse rencontre du vieux clochard-philosophe avec le jeune roi de Macédoine, Alexandre le Grand.

Voici la version la plus complète de leur conversation :
« — Demande-moi ce que tu veux, je te le donnerai.
— Ôte-toi de mon Soleil. (« Μικρὸν ἀπὸ τοῦ ἡλίου μετάστηθι. » – « Mikròn apò toû hêliou metástêthi. » – littéralement : « Tiens-toi un peu à l'écart de mon Soleil. »)
— N'as-tu pas peur de moi ?
— Qu'es-tu donc ? Un bien ou un mal ?
— Un bien.
— Qui donc pourrait craindre le bien ? »

Le même Alexandre aurait avoué un jour : « Si je n'étais Alexandre, je voudrais être Diogène. »

Diogène devient le plus célèbre disciple d'Antisthène, fondateur de l'école cynique. Selon Sénèque, confirmé par Juvénal, admiratif, et par Lucien de Samosate, moqueur, il vit vêtu d'un manteau grossier, le tribôn, va pieds nus, dort dans un pithos, c'est-à-dire une jarre de grande taille4, ne possédant rien d'autre et ne subsistant que grâce aux contributions de ses auditeurs ou mécènes. Conformément à l'enseignement de son maître, il désirait vivre et se présentait comme un chien – kunos, génitif de kuôn : « le chien », en grec –, d'où son autre surnom : Diogène le Chien

Sa mort :
.La mythologie a eu raison de la vérité concernant la mort de Diogène de Sinope, et il subsiste de nos jours plusieurs versions différentes de la cause de son trépas : il serait mort à cause d'une infection due à la morsure d'un chien auquel il essayait de dérober son os, pour se nourrir.
D'autres sources affirment qu'il serait décédé des suites de l'ingestion d'un poulpe cru, suite à un pari, ou même qu'il aurait volontairement arrêté de respirer.

Toutes ces versions contribuent à renforcer la légende selon laquelle Diogène serait mort comme il a vécu, d'une manière peu banale, et même subversive. Il meurt en tout cas à Corinthe âgé d'environ quatre-vingt-six ans.

Il avait demandé qu'après sa mort, on jetât son corps à la voirie, mais ses amis lui firent des funérailles magnifiques. On plaça sur son tombeau une colonne surmontée d'un chien en marbre de Paros et sur laquelle on pouvait lire les vers suivants :
« Même le bronze subit le vieillissement du temps,
Mais ta renommée, Diogène, l'éternité ne la détruira point.
Car toi seul as montré aux mortels la gloire d'une vie indépendante
Et le sentier de l'existence heureuse le plus facile à parcourir. »

3. Réflexions

L'étrangeté, et la différence flirtant et vacillant entre la folie et un désir de liberté exacerbé me fascinent et m'éblouissent autant que les extravagances pailletées de ziggy stardust ont éblouis la scène en 1972
Elles resteront une aberration pour certains mais je sais que malgré tout, elles resteront aussi une fascination pour la plupart d'entre vous, si vous osiez regarder, là où il faut regarder.
Elles nous ont crée tous ces personnages atypiques et merveilleux qui resteront gravés dans l'histoire. Et en cela je leur dédie cet article. Le sublime est un trésor dévoilé sous vos yeux.
Ce n'est finalement, pas un si gros secret que ça ...

Je finirais donc avec une citation de Victor Hugo :
Le romantisme « n'est autre chose que le courant de la révolution dans les idées. »

Sur ce, Agréable nuit et bonne réflexion.

3. Réflexions

 

la beauté dans la laideur - Etre capable d'entrevoir les belles choses d'un autre oeil

part 2

 

La différence et ses corrélations face au "public vulgaire"

 

L'accomplissement de soi est un processus d'élargissement de la conscience et du renoncement. En effet, en évoluant, votre conscience prend en compte de nouveaux paramètres qui, inévitablement, génèrent un mouvement au sein de votre esprit qui "reconfigure" en quelque sorte votre manière d'apprécier la réalité.
De fait, vous abandonnez vos vieilles idées pour laisser place aux nouvelles, à une perception plus neuve de la réalité. Vous renoncez à certains modes de fonctionnement parce qu'ils sont devenus caducs pour vous. En d'autres termes, votre mental se déstructure et se restructure en permanence.  

 

3. Réflexions


"J'ai toujours été bizarre, puis un fou. Toujours à courir après le génie, l'impossible, les étoiles, le firmament.
Me tester constamment pour ressentir que j'existe profondément,
à travers les risques, les passions, les contrastes, le déséquilibre, la démesure.
Toujours vouloir être reconnu pour ce que je suis. Et avancer Sans demi mesure.

Etre la pièce manquante à la nécessité. Etre un Savant prodige comme Galilée
Etre la pièce marquante d'une épopée. Attiser les foules comme Elvis Presley
Chavirer les consciences comme un bourreaux des coeurs
Sous une forme de charade, créer l'engouement et la frayeur

On m'a offert le présent d'être sauvage et insoumis contre mon approbation.
Je suis ma lumière et ma propre électrocution. Ma solution et ma destruction.
Je suis à la fois mon maitre et ma propre soumission. Le doute est le poison de l'interrogation
m'entraînant vers l'engloutissement ou un sabre (sable) mouvant
mais à l'accomplissement, il n'y a pas de date de péremption

Personne ne peut me sauver, personne ne peut m'abattre
Des cartes, il n'y a que moi qui sait les battre
Si « je pense, donc je suis », je devrais vivre à l'infini
Si la lumière m'obscurcit, elle me met également en sursis
Et même si tantôt l'opiniâtreté m'achemine vers l'aboutissement, tantôt l'anéantissement m'affaiblit

Mon ambition me propulse vers des rêves de grandeur -narcisse- en étant le chef d'oeuvre d'une époque, d'une vie.
Souvent, la réflexion me pousse vers l'avant-garde mais la désolation m'interloque et me retarde. Ma mort est la banalité. Ma hantise est l'oubli.
Je finirais par être reconnu, que cette ère soit révolue
Il n'y a point de point à l'Absolu

 

 

 

                                                                                       

                                                                                                   Traverser ce chemin sans contrainte et sans crainte

                                                                                                   sans concessions ni demi teinte

                                                                                                   Laisser par étreinte, dans cette vie son empreinte


Avec tout ça il y a bien quelque chose à faire ...
- Nébuleuse de l'enfer -"

3. Réflexions

Préambule avec une schématisation simplifiée :
L'HORS NORME (= la DIFFERENCE) >> amène à l'INCOMPREHENSION, à être considéré comme FOU (au sens pejoratif du terme) ou BIZARRE et conduit ensuite au >>> REJET

La seul condition pour qu'elle ne soit pas REJETEE, serait l'ADMIRATION qui mêlerait un sentiment de plaisir étonné et respectueux devant ce qui leur paraitrait grand et beau. ou l'actualisation d'un idéal.
L'anti conformiste (de fond et/ou de forme) serait donc "TOLERE" et "APPRECIE" par ses qualités "extra-ordinaires" MAIS comme une exception à la règle. En effet, l'acceptation d'un "étranger" ne fera pas automatiquement accepter TOUS les "étrangers" aux yeux des hommes ordinaires qui n'acceptent pas aussi facilement la différence. L'Homme craint ce qu'il ne connait pas, et ne comprend pas ; et ce malaise face à la différence, doublé par ce sentiment d'insécurité créent une tension et ce réflexe de protection face à l'inconnu, synonyme de danger.
Ce raisonnement était compréhensible, il y a 65 millions d'années avec l'apparition des premiers mammifères au cerveau paléo-mammalien (dévolu aux principaux comportements instinctifs et à la mémoire. Il permet les émotions et déclenche les réactions d'alarmes du stress) mais pour l'homme évolué, qui développa un cerveau néo-mammalien il y a 3,6 millions d'années (permet notamment le raisonnement logique et le langage, l'anticipation des actes) ce n'est pas excusable.   
"l'esprit est comme un parachute, s'il n'est pas ouvert, il ne fonctionne pas" franck zappa.

L'admiration, seule porte de sortie ?
Le principe de l'admiration réside dans le principe du "hors d'atteinte", de l'inabordable, de l'inaccessible, de l'impalpable. L'admiration amène à la fois à une attirance et au rejet.
Tant qu'elle reste hors d'atteinte, elle reste intègre et fascinante.
Tant qu'elle est apprivoisé par le subjugué, le dérouté, elle est ridiculisée et irrespectée. Le captivé devient le captureur.
En effet, la magie et le secret étant déjoués, l'observateur prendra ses grand airs s'octroyant une intelligence surdimensionnée, méprisant par la suite le magicien descendu de son pied d'estale qui l'avait pourtant ébloui il y a quelques instants de cela. Qui ne s'est pas dit enfant face un tour de magie "wouahouu il est incroyable, comment a t il fait ça ? je suis impressionné" pour ensuite dire après un tour dévoilé "aah ouii ! Ah ba c'était juste ça ? pfff c'était pas si incroyable". Le désintérêt se crée et s'installe lorsque l'on retombe sur ce même tour encore une fois en disant avec une prétention surjouée (dénotant une envie d'éblouir à son tour son auditoire par ce savoir secret à travers un cet air supérieur insinuant faire partie d'une certaine "élite") et vantarde "ah oui, je le connais ce tour...montres moi en un autre...".
 
Ce qui est "étrange", c'est que L'homme est à la fois poussé par cette soif de découverte de l'Inconnu qu'il adule et à contrario, détruit ce dernier lorsqu'il se familiarise avec le mystère, lorsqu'il le comprend, ne pensant qu'à une chose : le contrôler. Il commence à vouloir le dompter, le manie selon sa volonté, comme un pantin articulé, le corrompt, et fini par détruire son essence, ce qui le rendait précieux, ensorcelant, magique et unique.    

Le personnage incompris, est décidément condamné à sa différence et à la solitude au final.

L'incompréhension exprimée à travers L'art 
le poème de Baudelaire « L'albatros » : comme le « vaste oiseau des mers », le poète est moqué, on cherche à lui faire mal... •
Un être à part, seul et incompris, qui n'est pas écouté • Le poète ne semble pas apte à communiquer avec le monde. Différent de l'homme ordinaire, plus sensible, souvent supérieur au vulgaire, il est en décalage par rapport à ses contemporains.

« Moi, je vis la vie à côté, Pleurant alors que c'est la fête. Les gens disent : Comme il est bête. » Se plaint le poète Charles Cros dans Le collier de griffes.

Pierre Reverdy, lui, fait écho dans Tard dans la vie : « Je ne suis nulle part ».

Ndlr : Dans la langue ordinaire, dire de quelqu'un « Celui-là, c'est un poète » c'est le désigner comme un rêveur hors du monde, avec lequel on ne peut communiquer.
 

 

solutions :
Ses seules issues, bien qu'utopique et idéaliste, seraient que les Hommes prennent enfin conscience de leur inconscience. Qu'ils comprennent ce que nous comprenons et qui leur échappent. Qu'ils comprennent l'Egalité, qu'ils se défassent des statuts, des grades, de ses échelles imperceptibles d'évaluation des personnes, et de la domination destructrice (de la nature, de l'art, de l'individu, de l'espèce animale), qu'ils adhèrent au principe de Respect. Finalement, on en revient encore à la prise de conscience, et à la COMPREHENSION des choses.
Mais l'homme n'aura jamais cette capacité de jugement objective. Leur décisions, leur choix seront toujours guidés et influencés par une implication personnelle, par un intérêt. Voir selon ce que la situation leur apportent et agir selon ce qui les arrangent. C'est la volonté de comprendre qui est la base de la réelle compréhension. C'est cette volonté qui est la cause du problème et qui pourrait en être la solution.
C'est alors que l'on comprend mieux la mythomanie, qui se résume à mettre un voile sur la réel vérité. Les menteurs voient ce qu'ils veulent voir pour éviter de voir leur reflet maculé et infâme dans leur miroir de la réflexion et vivre sans remords. Le mensonge est un principe universel certes, mais il y a tout de même des degrés. Se mentir à soi même est le verrouillage de l'évolution et la privation de la perception. On ne peut évoluer convenablement si on n'affronte pas son moi intérieur car on fini par ne pas se comprendre soi même. Comme vivre dans un corps inconnu. On vit et l'on pense en rapport à ce que l'on voudrait penser et être. Mais il faut également penser à ce que l'on est déjà et ensuite se compléter avec ce que l'on veut atteindre, nos objectifs. d'abords se comprendre soi. C'est ensuite, et seulement que dans cette ordre que l'Homme pourra comprendre l'autre. C'est dans cette complétude qu'on devient apte à accepter l'autre dans sa globalité. Accepter les autres, c'est d'abord s'accepter soi même. Mais encore faut il évoluer en même temps. Voilà pourquoi il faudrait enseigner ce principe dès le plus jeune âge.

Tout comme les philosophes, les rebelles, les bouddhistes, on a tous le même but :  être soi, vivre, se battre pour continuer à exister à notre juste valeur tout au long de notre vie, se chercher et trouver son "moi intérieur" afin d'atteindre "l'illumination", le but ultime de l'accomplissement de soi.
Une fois cette équilibre, cette sagesse acquise, on se sent épanouit. Certains se délecteront égoïstement de ce bien être et de ce travail établi et suivront d'un oeil attentif leur évolution personnelle ; d'autres essayeront de propager leur enseignement afin d'essayer de faire partager leur vérité aux moins bien lotis.
 

Folie ou génie ?
"Mais sait-on quels sont les sages et quels sont les fous, dans cette vie où la raison devrait souvent s'appeler sottise et la folie s'appeler génie?" Guy de Maupassant

C'est comme ça et il en a toujours été ainsi : dès que quelqu'un dit ou fait quelque chose qui sort de la norme il est catégorisé. Sur le coup, les gens ne s'embarrassent pas de vraiment réfléchir sur le sujet. Il est fou. Point à la ligne. Ensuite, vient un autre qui prendra sa défense. "NON, ce n'est pas complètement stupide. OUI, ça peut fonctionner." Parfois, ce n'est que des siècles après la mort d'un homme que l'Humanité reconnait la valeur de ses actes et le fait grimper au rang de génie. Mais qu'importe si maintenant on sait que Galilée avait raison sur toute la ligne? Il a quand même été tué par ceux qui ne voulaient pas le croire...

Aller toujours plus loin vers la recherche, la connaissance de l'être, de soi. Que ce soit par artifices (drogues), ou par la réflexion. Elle passe par la spiritualité, l'art, le raisonnement, la science, le goût de l'exploration, le besoin d'aventure.
 
Toujours aller plus loin et passer pour un fou. La folie est un acte hors norme et est souvent méprisée faisant parti d'une minorité. C'est donc une différence en soi par définition. La folie a plus souvent une connotation péjorative, hors la folie fait avancer les choses, remue et influe les consciences. Elle n'est pas forcement signe d'insuffisance/défaillance psychologique ou mentale. Il ne faut pas confondre "fou" et "attardé". Le "fou" c'est le "précoce". "L'incompris". C'est vivre avant son heure et toujours courir avec le même acharnement, la même intensité et la même passion derrière l'impossible sans se fâner avec le temps.
Comme une arme chargée à balles illimitées, prête à dégainer, cherchant une cible et attaquant son sujet jusqu'a l'os. Le décortiquant jusqu'a la moeille. Soif de recherche , d'enrichissement, d'avancement, du surpassement (de soi), nourir son esprit et ne jamais se rassasier.
La folie tant que la différence dont elle est sa descendance, a un double statut.

Si la différence est imperceptible, impalpable, hors d'atteinte, et qu'elle fascine elle est respectée ;
Si elle est capturable (proximité) elle ne fascine plus, et réduit ses descendants en des êtres idiots utopiques, maladroits et comiques (albatros). Aristote déjà assurait qu'« il n'y a pas de génie sans un brin de folie»
    La folie, la différence sont formidables. Elles inspirent une très grande crainte (sens désuet) autant qu'elle fascinent (sens actuel).
 
Le fou est un bizarre extravagant alors que le bizarre parait juste anormal
Lorsqu'il n'y a que l'extravagance, et la démesure, l'homme est un fou
Lorsqu'il n'y a que le talent inné et exceptionnel, l'homme est un génie
Ce qui fait dire qu'un génie est un fou c'est donc lorsque son talent inné, exceptionnel et son oeuvre sont mêlés à une extravagance, contraire à la raison, à la prudence, à la modération. « L'unique différence entre un fou et moi, c'est que moi je ne suis pas fou.  » (Salvador Dali)
La frontière est mince entre le génie (assimilé à de l'intelligence) et la bizarrerie ( assimilé à de la stupidité). La différence réside entre la compréhension de l'un et l'incompréhension de l'autre. L'incompréhension amène donc au rejet et à la moquerie.

Il n'y a que ceux qui arrivent à exprimer leur folie, leur génie, leur bizarrerie, qui arrivent à les traduire, à faire rentrer les gens dans leur monde qui se démarquent et sortent du cercle des parias maudits. Restera entre les 2 camps, l'éternel décalage des mentalités et l'inadaptation difficile qui en découlera

Tout le monde a sa bizarrerie, chacun cache des choses inavouables, inassumées qu'ils ne montrent pas aux autres, c'est pour ça qu'on a tous un jardin secret.
Les inventeurs, les chercheurs, les gurus, les explorateurs, les aventuriers, les philosophes, les poètes, les artistes sont des fous. Méritent-ils l'abattage collectif et public ? la sanction ? Méritent-il l'exil ?
La folie possède dans son équipage des éléments forts, autrement elle tomberait dans le dénigrement et le mépris le plus total. Elle mérite donc le respect.
Mais encore faut il avoir un auditoire prêt à comprendre, à écouter. Prêt à vouloir s'enrichir, à vouloir remettre du carburant (essence) dans son esprit pour redémarrer la machine et aller de plus belles vers de nouvelles contrées ; dépassant les frontières et découvrir de nouveaux horizons sous cette clarté.
L'idiotie culturelle actuelle me place la barre assez basse. Mais je ne baisserais jamais les bras car même si la marée est basse, il ne faut pas se fier à l'eau qui dort.

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